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La France adopte la loi “droit de mourir”

deux mois après qu’une célèbre affaire d’euthanasie a incité une commission parlementaire sur le sujet, la France a adopté une loi permettant aux patients en phase terminale ou gravement blessés de mourir. Cette loi, adoptée par l’Assemblée nationale le 30 novembre, doit être ratifié par le Sénat, il ne s’agit pas de légaliser l’euthanasie active. Mais il clarifie néanmoins une situation commune, pourtant illégale, selon le ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, qui l’a qualifié de «troisième voie, à la française». Le compromis fait suite au cas largement rapporté d’euthanasie active dans lequel Vincent Humbert, âgé 22 ans, a été gravement blessé dans un accident de la route et aidé par sa mère et un médecin le 26 septembre 2003 (BMJ 2003; 327: 1068). Dr Douste-Blazy dit que 100 000 patients par an en France ont leurs machines de survie éteint, bien que la loi n’avait auparavant aucun système pour y faire face. Selon la nouvelle loi, les malades en phase terminale mais les patients conscients peuvent refuser un traitement pour prolonger leur vie. Les patients gravement handicapés qui ne sont pas en phase terminale peuvent également demander la fin du traitement.Le traitement palliatif doit cependant continuer et le médecin peut administrer des doses de plus en plus fortes d’antalgiques, même si cela risque de raccourcir la vie du patient. Si le patient est inconscient, il doit consulter d’autres médecins et sa famille ou la personne la plus proche. . Les gens peuvent également stipuler par écrit à l’avance comment être traités dans de telles circonstances. Les patients qui sont conscients mais dans un état végétatif peuvent également avoir leur soutien de la vie arrêté. Si elles ont une infection ou une complication potentiellement mortelle, elles ne seront pas traitées car elles seront considérées comme «disproportionnées» par rapport à la prestation, conformément à la loi. En aucun cas les médecins ne peuvent cesser le traitement de leur propre initiative, ni la loi renforce les soins palliatifs, pour lesquels Dr Douste-Blazy a annoncé 1990 plus de lits dans les deux prochaines années, 35 unités mobiles en 2005, La loi a été critiquée par des associations pro-euthanasie et par Marie Humbert, la mère de Vincent, qui a été accusée, avec le Dr Freudois, d’un empoisonnement prémédité et de substance toxique. Elle aurait donné à son fils une dose mortelle de sédatif, et le Dr Chaussoy a fermé son système de survie. Mme Humbert a déclaré à la télévision française que la nouvelle loi n’aurait pas empêché son fils de souffrir. Une autre mère, Michèle de Somer, a écrit au président Jacques Chirac en octobre pour demander que son fils soit autorisé à mourir humainement. Eddy de Somer, âgé de 26 ans, a été blessé à la tête et au tronc dans un accident de scooter le 21 août 2001, qui l’a laissé quadriplégique, aveugle d’un œil et incapable de parler. La nouvelle loi permet d’arrêter son traitement, par exemple »Cette nouvelle loi maintient l’hypocrisie actuelle et ne respecte pas le droit des personnes souffrant d’un handicap incurable et grave à l’autonomie et à la liberté», Dr Jean Cohen, président de la Association pour le droit de mourir dans la dignité, a déclaré le journal Le Figaro.