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«La molécule clé du cancer du sein trouvée»

“Des millions de vies pourraient être sauvées par une découverte révolutionnaire qui a trouvé un moyen d’arrêter la croissance et la propagation des tumeurs”, selon la première page du Daily Express http://kamagrapourleshommes.com. Les scientifiques ont découvert comment les cellules cancéreuses du sein “éteignent” les molécules de microARN, permettant au cancer de se propager, et travaillent sur un médicament basé sur leurs découvertes, dit l’article du Daily Express sur le cancer du sein.

La recherche complexe derrière cette histoire a aidé à expliquer comment l’œstrogène affecte les cellules du cancer du sein. Cette recherche ne visait pas à développer un nouveau traitement contre le cancer du sein et ne visait pas spécifiquement la croissance ou la propagation de la tumeur, mais pourrait nous aider à mieux comprendre la biologie du cancer et à identifier de nouvelles façons de la traiter. Davantage de recherches seront nécessaires pour étudier plus avant le rôle des microARN dans le cancer du sein et pour déterminer si de nouveaux traitements ciblant ou imitant ces molécules sont susceptibles d’être utiles. Il est trop tôt dans ce processus pour savoir si parler d’un «remède» basé sur ces résultats est réaliste.

D’où vient l’histoire?

Cette recherche sur les œstrogènes et les cellules cancéreuses du sein a été menée par le Dr Leandro Castellano et ses collègues de l’Imperial College de Londres et du Howard Hughes Medical Institute aux États-Unis. L’étude a été financée par le fonds caritatif de la Breast Cancer Campaign et publiée dans le journal médical à comité de lecture de l’Académie nationale des sciences des États-Unis.

Quel genre d’étude scientifique était-ce?

Il s’agissait d’une étude en laboratoire utilisant des techniques génétiques pour voir comment l’œstrogène affecte les cellules du cancer du sein.

Dans les cellules du corps, les molécules d’œstrogène se lient à des protéines appelées récepteurs d’œstrogènes pour former un «complexe» qui peut se lier à l’ADN et affecter les gènes qui sont activés. Les chercheurs ont pensé que l’œstrogène pourrait également affecter la production de petits morceaux de matériel génétique appelés microARN. Les microARN sont des brins courts d’acide ribonucléique (ARN), de structure similaire à l’ADN, qui sont impliqués dans la régulation du fonctionnement des gènes. Contrairement à la forme «messager» de l’ARN, ils ne contiennent pas d’instructions pour produire eux-mêmes des protéines.

Afin de savoir si les œstrogènes affectent la production de microARN, les chercheurs ont traité les cellules cancéreuses du sein avec de l’œstrogène et évalué comment cela affectait les niveaux d’une gamme de molécules de microARN différentes. Ces résultats ont été comparés à ceux provenant de cellules cancéreuses du sein qui avaient été modifiées génétiquement pour prévenir l’effet des œstrogènes. Ils ont ensuite effectué d’autres expériences pour confirmer si les microARN identifiés étaient régulés par des œstrogènes dans les cellules cancéreuses du sein.

Les chercheurs ont ensuite comparé les niveaux de microARN dans des échantillons de tissu du cancer du sein avec et sans taux élevé de la protéine du récepteur d’œstrogène (appelés respectivement récepteurs d’œstrogènes positifs et négatifs). Ils ont également examiné si ces microARN seraient capables de réguler la production de récepteurs d’œstrogènes et de protéines qui fonctionnent avec le récepteur d’œstrogène.

Quels ont été les résultats de l’étude?

Les chercheurs ont identifié une gamme de brins de microARN qui ont été affectés par l’œstrogène. Ces microARN provenaient de trois groupes de microARN différents, qui sont des groupes de microARN constitués en un seul long brin. Ce brin subit un traitement à l’intérieur de la cellule, d’une part pour produire des microARN précurseurs individuels et ensuite pour produire ultérieurement des microARN matures.

Les chercheurs se sont principalement concentrés sur un groupe (appelé mir-17-92) qui est produit à partir d’instructions trouvées sur le bras long du chromosome 13. Des recherches antérieures avaient suggéré que cette région du chromosome 13 était impliquée dans le cancer du sein, et que le Le groupe de micro-ARN 17-92 a été impliqué dans le cancer du poumon et le cancer du sang de lymphome.

Les chercheurs ont confirmé que la production du groupe de microARN mir-17-92 était activée par l’œstrogène. Ils ont également montré que la production de la grappe mir-17-92 était plus élevée dans le tissu du cancer du sein qui avait des niveaux plus élevés de protéines du récepteur d’œstrogène. Un des microARN précurseurs fabriqués à partir de ce groupe (appelé pré-miR-18a) a été produit en plus grande quantité dans le tissu du cancer du sein œstrogéno-récepteur positif que dans le tissu du cancer du sein œstrogéno-négatif, mais les taux de microARN mature -18a) ne diffère pas.

Les microARN produits à partir du mir-17-92 et des deux autres groupes identifiés ont montré qu’ils “réduisaient” la production du récepteur d’œstrogène et des protéines apparentées.

Quelles interprétations les chercheurs ont-ils tirées de ces résultats?

Les chercheurs suggèrent que le groupe mir-17-92 agit comme un suppresseur de tumeur dans le cancer du sein. Ils disent que c’est la première fois que la recherche a identifié un rôle pour les microARN dans le processus par lequel les récepteurs d’oestrogène régulent leur propre production dans les cellules du cancer du sein en réponse à l’œstrogène.

Que fait le NHS Knowledge Service de cette étude?

Cette recherche complexe a apporté plus de lumière sur l’effet que l’œstrogène peut avoir sur les cellules cancéreuses du sein. Bien que cette recherche n’ait pas pour but de développer un nouveau traitement contre le cancer du sein, un travail qui améliore notre compréhension de la biologie du cancer peut aider à identifier de nouvelles façons de le traiter.

Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour étudier plus avant le rôle des microARN dans le cancer du sein afin de déterminer si des traitements ciblant ou imitant ces molécules sont susceptibles d’être utiles. Cette recherche est bienvenue comme première étape vers la compréhension de cet aspect relativement inexploré du cancer du sein. Cependant, malgré ce que certains reportages peuvent suggérer, le travail ne montre pas encore de remède pour ce type de cancer ou tout autre type de cancer.